Je finalise ma prochaine revue de web, en reprenant un brouillon qui attendait sagement depuis l’hiver 2022.
J’ai évidemment dû pas mal désherber, car le link rot (pourriture des liens) était fort. Je n’ose penser au nombre d’erreurs 404 qui parsèment les revues de web déjà publiées…
Un cas classique, que je trouve terriblement agaçant dommage :
- quelqu’un déménage son blog vers un nouveau nom de domaine sans avoir mis en place de redirection depuis l’ancien nom de domaine ;
- les billets de ce blog existent toujours, mais plus sous la même URL ;
- les liens que moi ou d’autres avions faits vers ces billets ne fonctionnent donc plus. Cela a aussi un impact sur le référencement du blog déménagé.…
Je finalise ma prochaine revue de web, en reprenant un brouillon qui attendait sagement depuis l’hiver 2022.
J’ai évidemment dû pas mal désherber, car le link rot (pourriture des liens) était fort. Je n’ose penser au nombre d’erreurs 404 qui parsèment les revues de web déjà publiées…
Un cas classique, que je trouve terriblement agaçant dommage :
- quelqu’un déménage son blog vers un nouveau nom de domaine sans avoir mis en place de redirection depuis l’ancien nom de domaine ;
- les billets de ce blog existent toujours, mais plus sous la même URL ;
- les liens que moi ou d’autres avions faits vers ces billets ne fonctionnent donc plus. Cela a aussi un impact sur le référencement du blog déménagé. Mais, vu que Google utilise désormais les milliards de sites référencés dans son moteur de recherche pour entraîner ses intelligences artificielles, on a peut-être de toute façon intérêt à le bloquer voire de déréférencer nos blogs ?
C’est sans doute parce que je suis une « Highlander du blogging » que le sujet du web qui rouille me tient autant à cœur. Je prends grand soin de l’aiguillage menant (ou ne menant pas, exprès) à mon vieux blog, étant donné qu’il a lui aussi été disponible depuis différents domaines et serveurs, au cours de ses 25 ans d’existence.
N’empêche, je rechigne à supprimer les liens morts présents dans mes anciens billets. Pour moi, ça équivaudrait à supprimer un morceau de l’histoire de mon blog : ce que j’ai linké à tel moment reflète tantôt la pérennité, tantôt la fugacité de mes centres d’intérêt.
Dans Link-rot and Schrödinger’s URL, Sebastian Greger propose différentes techniques pour tenter de pallier le link rot, notamment le fait de pointer automatiquement vers l’archive Wayback Machine d’une page web supprimée. J’aime bien l’idée, mais je ne sais pas du tout comment l’automatiser.
Ce que je peux faire en revanche, quand je tombe moi-même sur un lien KO sur mon blog, c’est chercher s’il en existe une version sur Wayback Machine, et mettre à jour la cible du lien dans mon billet si c’est le cas.
En parallèle, j’adore l’idée du cimetière de liens, découvert sur le site ribo.zone. C’est le genre de site perso dont je raffole, et que j’ai découvert, justement, grâce à un autre blog : celui de kaylee roweena.
Cimetière de liens de ribo.zone. Chaque lien disparu est représenté par une petite tombe.
Pendant longtemps, j’ai cru que les sites comme ça avaient disparu, mais ce n’est pas le cas. Il y en a des tonnes, et ils sont toujours actifs ; c’est juste qu’ils ne sont pas présents sur Instagram. Il suffit de faire un tour sur Neocities ou de suivre les carnavals de l’IndieWeb par exemple pour s’en convaincre (et passer des heures à vagabonder de lien en lien).
Il y a une certaine logique : choisir de redonner vie à son blog et de s’impliquer dans la blogosphère, ça me semble de moins en moins compatible avec une présence active sur les réseaux sociaux.
Tout prend du temps, et tout le monde est déjà bien occupé. Faire des choix est inévitable. Mais choisir de me détacher d’Instagram pour dessiner et bloguer davantage n’est pas seulement une question de temps. C’est avant tout un choix éthique, pour ne pas dire philosophique.
Choisir de passer mon temps à dessiner, écrire, vadrouiller et échanger avec des personnes sensibles aux mêmes choses que moi, plutôt que le vendre à des sociétés gérées par des milliardaires.
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